Comment conserver son rhum arrangé

Conserver son rhum arrangé ?

Si telle est votre ambition, évidemment.

Où ? Comment ?

A l'abri de la lumière, au sec, à température ambiante. Mais le plus important est de le goûter, tout au long de la macération. En effet, en fonction de la puissance gustative des ingrédients (cannelle, piment, gingembre ou encore citron) il faudra ajuster le dosage (mollo sur les épices...), et bien garder en tête que la saveur n'évolue pas du jour au lendemain.

La patience est un arbre dont les racines sont amères et les fruits savoureux.

Dans quel récipient ? 

Il faut qu'il soit solide et surtout hermétique (afin d'éviter l'oxydation, qui va noircir les fruits). En verre, pour voir à travers et contrôler l'état général d'un coup d'oeil. Vinaigrier, bocaux, bonbonne (le robinet est un plus bien que potentiellement fragile), bouteille classique, feront l'affaire, du moment où l'on n'écrase pas le fruit pour le faire rentrer.

La pulpe, elle reste en bas

Il est primordial de bien remuer (délicatement) le mélange fréquemment, a fortiori avec des ingrédients qui se délitent rapidement (kaki, pain d'épices, spéculoos, etc)

Vers l'infini et au-delà

Le rhum est un alcool qui tient dans la durée, de part sa composition sucrée et son taux d'alcool. Si la durée moyenne avant qu'un mélange soit appréciable se situe dans les 3 mois, vous pouvez conserver votre rhum arrangé des années ! Il n'y aura en théorie pas de déperdition d'alcool ou de goût, au contraire, le temps affine le goût.

 

Ne pas conserver son rhum arrangé au soleil !